Élection : une simple formalité pour Philippe Bolo ?

Avec vous pour la circonscription Angers/Segré !

Élection : une simple formalité pour Philippe Bolo ?

8 juin 2022 Dans la presse 0
Élection, une simple formalité pour Philippe Bolo ?
Élection, une simple formalité pour Philippe Bolo ?
Élection, une simple formalité pour Philippe Bolo ?

Député sortant et membre de la majorité présidentielle, Philippe Bolo (Modem) figure comme le favori pour les élections législatives dans la 7e circonscription (Angers-Segré).

Lors des élections législatives de 2017, Philippe Bolo (Modem) avait crée une double surprise. La première en étant retenu par le camp du Président tout juste élu, Emmanuel Macron. Il avait été préféré à Florian Santinho, pourtant soutien de la première heure du futur chef de l’État.

La seconde, en remportant dans les grandes largeurs le scrutin aux dépens d’Étienne Glémot (Les Républicains), lequel était pourtant présenté comme l’héritier de Marc Laffineur, député de cette circonscription depuis 1988. Philippe Bolo, alors adjoint de…. Marc Laffineur, ancien maire d’Avrillé, avait récolté 62,42 % des suffrages exprimés au second tour, sur la lancée de son score du premier (41,62 %).

Une notoriété certaine sur le terrain

Cette fois, Philippe Bolo n’est pas affublé du costume d’outsider. C’est bien dans la peau de favori qu’il se présente, de grandissime favori même. Dans le milieu du cyclisme, on appelle ça avoir la pancarte dans le dos.

Outre son appartenance à la majorité présidentielle, l’élu avrillais jouit en effet d’une notoriété certaine sur le terrain. Méconnu dans la partie la plus rurale de la circonscription en 2017, il s’y est régulièrement déplacé depuis. « Il est certainement le député du Maine-et-Loire le plus actif », glissait d’ailleurs dernièrement un politique local ancré plus à droite.

Pas de concurrence à droite, le PS pour la Nupes

À droite justement, Philippe Bolo ne souffrira pas d’une concurrence émanant de LR. Alors que la candidature d’un jeune avocat domicilié à Angers, Édouard Olson, avait été envisagée avant même l’élection présidentielle, elle n’a finalement pas été confirmée. Le piètre score de Valérie Pécresse n’y est certainement pas étranger.

À gauche, dans le cadre de ses tractations, la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) a décidé de confier la 7e circonscription au Parti socialiste. En l’occurrence à Guillaume Jouanneau, chef de file de l’opposition à Montreuil-Juigné et ardent défenseur d’une union de la gauche, « avant même l’élection présidentielle ». Reste à savoir comment ce rassemblement se traduira sur le terrain. Lors de la présidentielle, le cumul des quatre candidats LFI-EELV-PCF-PS avait atteint 29,11 % dans ce territoire.

Une chose est certaine, le Parti radical de gauche, de centre-gauche, ne lui fera pas d’ombre. Chef de file de ce parti dans le Maine-et-Loire, Emmanuel Drouin a en effet choisi de ne pas se lancer dans l’aventure. Partant dans un premier temps, l’ancien élu d’opposition de Segré-en-Anjou Bleu le serait sans doute resté si la Nupes avait opté pour un candidat LFI, n’adhérant pas au discours de Jean-Luc Mélenchon. Mais le choix d’un représentant PS par l’union populaire l’a incité à se raviser.

L’extrême droite divisée

L’extrême droite, elle, en revanche, avance en ordre dispersé. Collaboratrice d’élus Rassemblement national au conseil régional, la jeune Aurore Lahondès, qui avait récolté 8,66 % des suffrages en 2017, devra cette fois composer avec une candidature Reconquête !, portée par Barbara Mazières, ancienne militante du FN.

Une situation qu’Aurore Lahondès ne voit pas comme une réelle concurrence : « Je n’ai pas l’impression car c’est un vote assez différent. Reconquête ! est plutôt un électorat de droite catholique, nous un électorat populaire. »

Lors de l’élection présidentielle, dans la circonscription, Marine Le Pen et Éric Zemmour avait collecté respectivement 19,16 % et 4,73 % des suffrages.

Quatre autres candidats seront sur la ligne de départ : régis Crespin (debout la France), Céline L’Huillier (Lutte ouvrière), Abderrazak Guerbaa (L’Écologie au centre) et Stéphane Trottier (Mouvement pour la ruralité).

Ouest-France, mercredi 08 juin

 

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